Privatisation des universités : « Nation » n’est pas un gros mot ou le complot bulgare

jeudi 27 janvier 2005

Il m’est arrivé de croiser des chinois blonds. De discuter avec un homme qui arborait un oeil de verre. Mais un professeur transformé marchand de savoir, je n’avais jamais vu ça. Pour cela, il fallait être à Sofia le 8 décembre 2004, et voir l’émission matinale de la télévision bTV. Un enseignant à la barbe blanche a proposé le plus calmement du monde la privatisation des Universités de la République de Bulgarie.

Selon lui, « le savoir » était une marchandise à part entière dont le prix devait être fixé par le marché. Les meilleurs professeurs, Universités et manuels devraient coûter plus cher. Grâce à l’argent ainsi récolté, les revenus des enseignants seraient plus décents et le délabrement des bâtiments scolaires - stoppé. Le savant homme, ayant été promu Professeur des universités pendant le communisme, était devenu subitement un ardent partisan du libéralisme capitaliste, sans l’avoir jamais pratiqué. À sa décharge nous pouvons citer la fuite massive des « cerveaux », vers les Etats-Unis, l’Europe et l’Afrique du Sud. Des milliers de diplômés bulgares, ayant profité d’une formation gratuite et de qualité, ne veulent plus entendre parler d’une quelconque « dette envers la Patrie », malgré le fait qu’ils gagnent correctement leur vie dans leurs pays d’adoption.

Lire la suite de l’article dans le Courrier des Balkans.

Ce texte a précédement paru dans Tema, décembre 2004.
Traduction : Athanase Popov.

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