Les mythes du nationalisme bulgare

lundi 28 mars 2005
Si les conséquences du processus de slavisation forcée des Turcs de Bulgarie ont vraiment été surmontées, est-ce grâce à la tolérance des Bulgares ou des Turcs ? Si nous sommes amenés à vivre dans l’UE, il nous faudra renoncer aux idées qui veulent que notre nation soit fondée sur une communauté de sang, que les pays voisins nous ont toujours fait du tort, et que nous sommes uniques.

Auteur : Tchavdar Marinov (Sega)
Traduction : Athanase Popov

Contrairement à ce que pensent les intellectuels bulgares soi-disant libéraux, l’adhésion de la Bulgarie à l’UE ne suppose vraisemblablement pas qu’il faille tirer un trait sur l’identité nationale et la culture bulgares. Mais en dépit de ce que pensent les nationalistes conservateurs, elle entraînera nécessairement leur reformulation de fond en comble.

Manifestement, en ce qui concerne le nationalisme, l’UE ne représente pas un espace homogène : sous cet angle, même la Grèce et la Hongrie sont sensiblement proches de nous. L’UE ne représente certainement pas une oasis postnationale où le nationalisme atavique ne connaît jamais d’éruptions, mais tout le travail accompli dans l’espace public européen pour le surmonter reste à faire. Cela vaut surtout vis-à-vis de quatre grands mythes.

- Mythe premier : il existerait un « bon » patriotisme
- Mythe deuxième : Nation = ethnie et ethnie = sang
- Mythe troisième : Nous serions un peuple tolérant
- Mythe quatrième : Nous n’avons pas de fierté nationale

La suite de l’article est disponible sur le site du Courrier des Balkans.


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