Les mythes du nationalisme bulgare |
Auteur : Tchavdar Marinov (Sega)
Traduction : Athanase Popov
Contrairement à ce que pensent les intellectuels bulgares soi-disant libéraux, l’adhésion de la Bulgarie à l’UE ne suppose vraisemblablement pas qu’il faille tirer un trait sur l’identité nationale et la culture bulgares. Mais en dépit de ce que pensent les nationalistes conservateurs, elle entraînera nécessairement leur reformulation de fond en comble.
Manifestement, en ce qui concerne le nationalisme, l’UE ne représente pas un espace homogène : sous cet angle, même la Grèce et la Hongrie sont sensiblement proches de nous. L’UE ne représente certainement pas une oasis postnationale où le nationalisme atavique ne connaît jamais d’éruptions, mais tout le travail accompli dans l’espace public européen pour le surmonter reste à faire. Cela vaut surtout vis-à-vis de quatre grands mythes.
Mythe premier : il existerait un « bon » patriotisme
Mythe deuxième : Nation = ethnie et ethnie = sang
Mythe troisième : Nous serions un peuple tolérant
Mythe quatrième : Nous n’avons pas de fierté nationale
La suite de l’article est disponible sur le site du Courrier des Balkans.